






Stanley
Cosgrove naît à Montréal le 23 décembre 1911. C'est
sa mère, sensible au monde de l'art, qui décèlera chez lui
des prédispositions artistiques et qui le poussera à s'inscrire
à l'école des Beaux-Arts de Montréal. Il y entre en 1929
et y recevra l’enseignement éclairé de professeurs tels
Joseph Saint-Charles, Edwin Holgate et Charles Maillard. Il terminera son cours
en 1935. A la fin des années trente il expose fréquemment et connaît
un certain succès. En 1939, sa carrière prend une tournure déterminante
alors qu'il reçoit une bourse d'études pour aller en France. A
cause de la guerre qui vient d'éclater en Europe, Cosgrove se retrouvera
finalement quelques mois plus tard au Mexique sur les conseils de son ami Palardy.
Il s'inscrit alors à l'Académie San Carlos et y reçoit
l'enseignement rigoureux de Lozano.
En 1943, il devient l'assistant du légendaire artiste mexicain José
Clemente Orozco. L'influence de ce dernier sur la vision et l'approche artistique
de Cosgrove est indéniable. Elle lui aura permis de puiser en lui une
richesse intérieure qui lui permettra dès lors d'instaurer une
profondeur et une subtilité spirituelle dans son œuvre. Les toiles
de Cosgrove sont en majeure partie des natures mortes et des paysages. Mais
à cela s'ajoutent aussi quelques portraits et nus de grande qualité.
La critique lui sera clémente tout au long de sa carrière soulignant
la justesse de ses compositions imprégnées de mystère et
de poésie. Ses paysages resteront des classiques pour bien des gens de
par leur esprit insolite et de par leur qualité de composition où
les effets de verticalité des arbres provoquent à tout coup la
fascination et l'étonnement. Cosgrove enseignera sporadiquement le dessin
à l'école des Beaux-Arts au cours des années quarante et
cinquante. En 1945, Cosgrove signera un contrat d'exclusivité avec la
galerie Dominion qui durera jusqu'en 1964. En 1951, il est reçu membre
associé de l'Académie royale des Arts du Canada. Au cours des
années, Cosgrove restera fidèle à son style, mais de subtiles
variations viendront s'ajouter à ses œuvres au fil du temps, témoignant
d'un cheminement et d'une recherche inlassable du dépassement de soi.
Il aura su marquer à sa manière l'échiquier artistique
québécois à l'instar de ses contemporains Philip Surrey
ou Jean Paul Lemieux.





Arbres à Hudson (circa 1980)
10 " x 12 "
Huile sur canevas

Sous bois (circa 1980)
12 " x 10 "
Huile sur canevas

Paysage au ciel rose ( )
12 " x 16 "
Huile sur canevas